ATLAS

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Filmer en caméra cachée, des proches et des inconnus dans la rue. Rechercher des moments justes et authentiques à travers les regards, les visages, les comportements ou les situations. Privilégier les moments d’absence, de solitude, d’introspection. Graver l’image, l’essuyer, l’imprimer, la retoucher.

Cette démarche se trouve à la frontière entre l’image en mouvement (vidéo), l’image fixe (photographie), la peinture (retouches) et la sculpture.

Une pratique de la gravure qui permet un jeu entre et une esthétique datée et une représentation plus contemporaines de la vie quotidienne. Le jeu avec les lumières franches, les ombres marquées et les formes retravaillées renforce la contemporanéité des images produites. On retrouve l’influence des gravures d’Edward Hoper et celle de Rembrandt dans son intérêt particulier pour les scènes de la vie quotidienne.

Dans le temps étiré de la gravure, se crée une impression de connivence avec les sujets. Arraché à la sphère publique, à travers ce long travail de l’image, l’anonyme devient un intime. Se forme alors une collection de personnages, un atlas de rencontres furtives inscrites à présent dans la matière et dans le temps.

 

 

 

 

 

To film, with a hidden camera, relatives and strangers in the street. Look for right and authentic moments through looks, faces, behaviors or situations. Give priority to moments of absence, solitude, introspection. Engrave the image, wipe it, print it, edit it.

This approach is on the border between moving image (video), still image (photography), painting (retouching) and sculpture.

A practice of engraving that allows a game between both a dated aesthetic and a more contemporary representation of everyday life. The play with bright lights, marked shadows and reworked forms reinforces the contemporaneity of the produced images. The influence of Edward Hoper’s engravings can be found, as well as the influence of Rembrandt in his particular interest in scenes of everyday life.

In the stretched time of engraving, a feeling of connivance with the subjects is created. Torn from the public sphere, through this long work on the image, the anonymous becomes intimate. A collection of characters is then formed, an atlas of furtive encounters now inscribed in matter and time.